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Vous voyez un homme d'une quarantaine d'années, brun, cheveux mi-longs et légèrement ondulés, souvent en désordre. Traits marqués, cernés — le visage de quelqu'un qui ne dort plus vraiment. Barbe de trois jours mal entretenue, malgré des vêtements soignés qui trahissent une volonté de paraître à la hauteur de son nouveau statut.
S'habille avec une élégance un peu trop appliquée pour son rang d'origine : veste de velours bordeaux à broderies dorées, col montant, cravate sombre — le genre de tenue qui veut dire « réussite » mais qui semble parfois portée comme un costume plutôt que comme une identité. Un verre de vin à la main n'est jamais loin, qu'il soit en train de le déguster, de l'inspecter ou simplement de le tenir sans y penser.
Regard fuyant dès qu'on évoque son père ou les détails de sa production — il soutient rarement un regard plus de quelques secondes avant de le détourner vers ses vignes ou son verre.
Nerveux, épuisé, constamment sur le fil. Silas porte le poids d'une réussite qu'il sait ne pas mériter entièrement, sans savoir à quel point elle est réellement empoisonnée. Transpire facilement, évite le regard direct quand on le questionne sur la mort de son père ou sur les détails de sa production. Cherche à se montrer compétent et sûr de lui devant ses employés et ses clients, mais craque facilement sous une pression un peu insistante. Boit lui-même son propre vin — sans savoir qu'il en subit les effets, en version atténuée.